Témoignage Génération Erasmus Participer à un échange Erasmus est une véritable chance !

Un premier pas que l’on ne regrettera jamais 
En 2011 ma volonté de me lancer dans cette aventure Erasmus tient à quelques détails, une envie d’ailleurs et d’une ouverture culturelle et un fort intérêt pour l’apprentissage des langues. Je vise un sentiment de liberté et de nouveau départ.

Mon départ en Erasmus pour étudier pendant 9 mois à Londres apparaît comme un challenge, une expérience que je veux vivre pour sentir que je suis capable de m’adapter à une nouvelle ville, dans une autre langue et suivre les cours dans une université étrangère. Ce qui peut être considéré comme une lourde démarche administrative cache en réalité une certaine sécurité et une mobilité cadrée. Avec du recul je constate que c’est une preuve d’autonomie et de persévérance. : réussir chaque étape d’inscription est une mission !    
Vivre un Erasmus est une démarche personnelle, à nous de faire le premier pas. Mais c’est une expérience humaine qui se transforme en aventure collective. En effet la rencontre avec d’autres étudiants est évidente et facilitée. Étudiants Erasmus, nous sommes là dans la même démarche, avec cette même curiosité et souvent avec les mêmes difficultés. Savoir que nous vivons une parenthèse pendant quelques mois nous incite à aller de l’avant, à vivre cet échange culturel chaque jour différemment. Avant de partir je n’avais pas un sentiment d’appartenance à la France très identifié. Je pense que cette place particulière d’étudiants étrangers nous donne la possibilité d’exister en tant que Français Européen !  Et on se retrouve à échanger sur nos origines culturelle avec un sentiment de tolérance et de curiosité.

Erasmus : une étape dans ma vie.

Sans grande surprise, étudier à l’étranger est une excellente façon d’apprendre une langue, suivre les cours, lire et comprendre, échanger et rédiger des dossiers. Toutes ces démarches nous permettre d’être régulier dans l’apprentissage et de maîtriser une langue aussi bien à l’écrit qu’à l’oral.

L’après Erasmus, je ne le vis pas comme un retour mais comme un nouveau départ. Cette année à l’étranger, plus qu’une parenthèse dans le temps c’est une étape dans ma vie. Plus qu’une expérience à l’étranger sur mon CV c’est une preuve d’ouverture et de curiosité que je garde pour la vie.  Plus que des rencontres, ce sont des amis qui suivent mes aventures de loin jusqu’à ce qu’ils viennent me rendre visite.

Parler de « génération Erasmus » me rassure parce que c’est une génération qui grandit et s’élargit et j’ai le sentiment que de plus en plus de jeunes auront cette conscience d’une Europe culturelle et humaine. Aussi, cela me donne de l’espoir quand je doute des propos extrémistes et nationalistes, parce que je me retrouve aujourd’hui derrière une identité européenne tout en ayant conscience de mes origines françaises. Il n’est pas essentiel d’avoir vécu un échange Erasmus pour avoir conscience de cette ouverture Européenne. Mais pour tous ces jeunes qui, seuls, n’auraient pas le courage et les moyens de sauter le pas, Erasmus est une formidable opportunité pour se sentir encadré avant de prendre son envol en Europe !            

Européenne - Étudiante, en voyage ou au travail

Ayant ce nouveau regard européen, je poursuis mes études en gestion de projets culturels à Paris. Les exemples de projets européens nourrissent mes recherches universitaires. Mon envie de partir à l’étranger à nouveau, en voyage ou dans un cadre professionnel, est palpable.

En 2015, en tant que personne sur le marché du travail je suis éligible à la bourse du Programme Leonardo Da Vinci pour effectuer un stage de 5 mois à l’étranger avec IFAID Aquitaine. Après un accompagnement administratif et une préparation pour encadrer ma mission sur place, me voilà repartie en Angleterre, à Brighton, en tant qu’assistante pour l’organisation du Brighton Festival. Je perçois ce projet de mobilité comme une opportunité de découvrir comment s’organisent les pratiques professionnelles outre-manche. Cette mobilité me permet de constater qu’une expérience en tant qu’étudiante à l’étranger est très différente d’une expérience de travail. Pouvoir valoriser une expérience à l’étranger sous l’aspect de l’ouverture, de la curiosité, de la capacité d’adaptation et de l’autonomie est très positif. D’autre part avoir une mission en tant que professionnelle dans une structure étrangère est également très riche.  Cette seconde mobilité de stage en Angleterre me permet de découvrir de nouvelles pratiques professionnelles mais aussi de prendre conscience de certains aspects culturels qui sont différents de ceux de mon pays. Bien que l'Angleterre ne soit pas un pays très éloigné géographiquement je constate au quotidien des habitudes et comportements que je considère comme des aspects culturels (de la façon de dire bonjour à l’accueil des personnes étrangères, à l’alimentation et la sensibilité politique, sociétale et environnementale). Je suis consciente que mes deux expériences de mobilité s’enrichissent grâce à leur complémentarité. Je suis capable de valoriser des compétences professionnelles grâce à une expérience de travail de 5 mois et à la fois de valoriser mes mobilités comme des aventures humaines.

Du pays d’à côté et du même continent

Les bénéfices pour ma vie personnelle sont difficiles à quantifier. Je me revois plus jeune, effrayée par les langues étrangères et mon incapacité à comprendre et à m’exprimer. Et je prends conscience que le programme « pour l’éducation et l’apprentissage tout au long de sa vie » porte très bien son nom. Il n’est jamais trop tard et rien n’est définitif !      
Je pense que mon attitude en général a été bousculée : ma curiosité, mon intérêt pour ce qui ne concerne pas que la France, mon sens critique sur des méthodes différentes, ma tolérance à d’autres pratiques. J'ai l'impression de me sentir plus ouverte et d'avoir des propos et pensées plus constructives sur les mobilités européennes ou internationales. Sans cette barrière de la langue, sans ces frontières, avec ce sentiment d’être  « du pays d’à côté » et « du même continent » les expériences internationales me paraissent possibles et accessibles.

« Profiter » à l’étranger plus que dans sa vie Française ?

Une fois partie, c’est ce que je me répète et ce que l’on me conseille. Je suis curieuse de découvrir l'endroit dans lequel je vis.  Avoir conscience que l’on est là seulement pour quelques mois donne une autre perspective à notre vie.  De ce fait, mon temps libre ressemble presque à un rythme  de vacances : visites, cartes postales, photos, sorties et concerts. Est-ce que naturellement on profite de notre qualité de vie plus à l’étranger que dans sa vie française ? Ce qui représente un nouveau challenge pour moi c’est de vivre ma vie française comme une aventure et garder ce regard curieux sur ce qu’il se passe autour de moi. Je veux profiter de cette vie française … jusqu’à la prochaine expérience européenne ou internationale !

Maëlle